L’Octuple Sentier

La quatrième Noble Vérité du Bouddha est le chemin (marga) qui nous permet de sortir de la souffrance.

  1. La compréhension juste ou le discernement
  2. La pensée juste
  3. La parole juste
  4. L’action juste
  5. Les moyens d’existence juste
  6. L’effort juste
  7. L’attention juste
  8. La méditation juste

La compréhension juste ou le discernement (prajña)

Elle « permet de déterminer les causes de la souffrance et de s’en tenir éloigné. » « Voir les choses comme elles sont et non comme elles apparaissent ». Nos souffrances sont générées par nos émotions. Se libérer du samsara.

La pensée juste

Il s’agit de « privilégier les pensées qui invitent à la bienveillance, à l’équanimité (état d’égalité d’esprit), à la générosité et à la compassion. » « … vivons dans la liberté de choix du présent et non dans les chaînes de ce qui n’existe plus. »

La parole juste

Elle « évite le bavardage, aussi pénible qu’inutile, et favorise un dire qui soit en rapport avec la vérité. » « tenir des propos bénéfiques à autrui. »

L’action juste ou la conduite appropriée (shila)

Elle « consiste à développer une attitude éthique au quotidien, à faire en sorte que nos actes reflètent notre engagement sur le chemin de l’Eveil. »

Les moyens d’existence juste

 » Choisir une profession qui ne va pas à l’encontre de la voie que nous empruntons. »

L’effort juste

« Trouver l’équilibre entre des mortifications ascétiques et  la fainéantise. » Voir la voie du milieu enseignée par Bouddha.  « Chaque instant, chaque action doit être considérée comme une voie de réalisation de soi, favorable à l’Éveil. »

L’attention juste

« Pour « tenir », la première qualité qui s’impose est l’attention. Sur ses faiblesses, ses imperfections, sur toutes les Vérités des Enseignements, sur la bonne nature que nous avons en nous, l’impermanence, les illusions du monde qui nous entoure, les oppositions que nous allons rencontrer. »
Elle est aussi « la faculté que nous cultivons pendant la méditation. »

La méditation juste ou l’unité profonde (samadhi) – la concentration juste

Elle « est le fruit de la pratique de la présence attentive. » Se concentrer sur le but final de l’Eveil.


Mes sources :

Le Bouddhisme pour les nuls / Marine Manouvrier

Le bonheur selon Bouddha / Davina Delor = Gelek Drôlkar

 

Méditation

Posture – mise en place du corps. Il ne doit pas être dans une position douloureuse, il doit être dans une position confortable et stable.

Puis on fixe un point. Le cadre de la méditation apparaît rempli du paysage. On ne ferme pas les yeux pour ne pas dormir, mais maintenir une attention physique tendue et éveillée.

S’abstraire de l’environnement. Le paysage devient abstrait. Il ne s’appelle plus paysage.

Puis on recule et on prend un poste d’observation à l’arrière plan de la conscience. Alors on peut :

Visualiser ses pensées = passage du mental (tout le bordel de l’ego qui trimballe ses peurs).

Laisser passer tout ça = lâcher prise

Alors il y a une création d’un espace autour du mental, petit pour moi je n’ai jamais réussi à faire mieux.

Pour les grands méditants – L’esprit libéré se remplit de lumière – Enfin le cadre disparaît au profit d’un éveil permanent.


Et il faut pratiquer souvent.

Lâcher prise mental

Attention portée sur ce lâcher prise

Création de l’espace

Engagement

Répétition

Méditation sur le mot vide

Depuis peu je médite. Il s’agit pour le bouddhiste de laisse passer ses pensées devant ses yeux, jusqu’à obtenir une vacuité suffisante pour trouver un certain apaisement. Le résultat d’après la méditation, c’est que certains souvenirs oubliés remontent à la surface après le flux de mes sensations, émotions et bordel mental, comme des Madeleine de Proust. Alors que je pensais tout cela enfoui définitivement. Et hier je tombe sur cette vidéo.

Quand Étienne Klein en parlant du vide quantique, semble parler des bénéfices de la méditation bouddhiste même s’il écarte la vacuité bouddhiste de sa description du vide, la comparaison tient jusqu’au bout de sa présentation. (Cet homme est un grand vulgarisateur, les idées scientifiques actuelles sont si abstraites qu’il faut des passeurs comme lui pour les livrer à nos têtes de linottes).

Mantras

Mantras bouddhistes

Les mantras permettent de rythmer et d’approfondir la méditation. Ils voyagent avec vous et on peut les « invoquer » quand on veut.


Om

en Tibétain _ lire sur Wikipedia
pranava mantra « mantra primordial » « vibration primitive divine de l’univers »


Om mani padme hum

« hommage au joyau du lotus » – lire les explications par le Dalaï-Lama


Om Tare Tuttare Ture Soha

Pour invoquer Tara Verte


Om Tare Tu Tare Ture Mama Ah Yuh Pune Jana Putim Kuru Soha

Tara Blanche (White Tara) Mantra – The Gyuto Monks of Tibet


Mantras Hindouistes

Pour Sarasvati , déesse hindoue de la connaissance

https://fr.wikipedia.org/wiki/Sarasvati_(d%C3%A9esse)


Om eim Saraswatyai / Svaha svaha maha-devimae / Om eim Saraswatyai / Om shantishanti shanti

« Au nom divin, je t’invoque, Divinité de la créativité / je t’honore et implore ta Grande Unité/ Au nom divin, je t’invoque, Divinité de la créativité, au nom divin, Paix, Paix, Paix »


Om Aim Saraswatyai Namaha

Pour apprendre, pour la connaissance

bouddhisme et retraite

Je n’habite pas très loin d’un monastère bouddhiste. Il se situe dans la campagne, pas très loin de Saint Savin et de son abbaye, et de l’entreprise Aubade qui fabrique des dessous féminins. Je me disais sur la route que c’était un coin marqué par la féminité et la spiritualité.

Le monastère s’appelle Chökhor Ling. Ce monastère est féminin. A sa tête on trouve la Vénérable Davina Gelek Drölkar.

Elle est entourée de moniales qui vivent dans cette campagne une vie monastique.

Je suis allé suivre une après-midi d’enseignements là-bas. Les hommes peuvent participer aux enseignements mais pas y dormir. J’y retournerai car cette journée était enrichissante. Moi qui aime entrer dans les églises qui sont tout le temps vides et qui me renvoient  toujours à moi-même, là j’étais entouré de ferventes bouddhistes pratiquantes. Elles attendaient beaucoup des enseignements de Davina Gelek Drölbar dont les paroles révèlent une vraie étude du bouddhisme et un profond engagement.

  • AWE : respect mêlé d’admiration
  • équanimité : égalité d’âme , d’humeur

J’ai pris quelques notes, que de belles paroles à mettre en oeuvre. Mais cette mise en oeuvre est le plus difficile et peut prendre plusieurs vies. Le bouddhisme dans les livres, c’est beau. Le bouddhisme à pratiquer, c ‘est dur, mais on en tire vite des bénéfices. Le degré d’exigence peut varier, mais il s’agit d’une attitude à tenir dans tous les instants de l’existence. Une qualité de présence au monde qui se travaille et ne doit pas se relâcher, il n’y a pas plus ancré dans le moment présent qu’un bouddhiste. La méditation n’est qu’un moment particulier dans une démarche plus globale. En ce qui me concerne dans les phrases qui ont été citées à ce moment là, certaines ont fait écho en moi. une phrase reste importante et permanente :

« Le visage du meilleur est aimable. »
Le visage du meilleur est souriant d’un sourire véritable.
Le souriant amène le souriant.

« Tout n’est qu’esprit. »

« L’esprit est tout et irradie. »

« Elever son esprit de conscience. »

« Il y a des gens qui sont toujours difficiles. »
Ne pas entrer dans leur karma.
« Alors que tout est simple. »

« Participer aux erreurs des autres, c’est entrer dans le karma de l’erreur. »

« Ne pas marcher avec une chape de plomb. »

« Que retenez-vous si fort qui ne peut se manifester que sous forme de manques ? « 

 » Rendez beau tout ce que vous voyez. »
Nietzsche

« Tout devenir est à l’oeuvre de transformation. »

« Ne pas céder à la critique malfaisante. »

On ne peut pas effacer son karma, mais on peut l’améliorer.
Il est difficile de voir passer le poids de ses fautes lors de méditation, et de les laisser passer sans se laisser envahir par la culpabilité.
J’espère que mon existence d’égoïste me mènera à une réincarnation qui me permettra de continuer à mener une voie juste, que je ferai mieux.

Il s’agit de préparer la suite dès maintenant.

Tiens une citation de Nietzsche mais qui vient d’ailleurs :

« La croyance que rien ne change provient soit d’une mauvaise vue, soit d’une mauvaise foi. La première se corrige, la seconde se combat. »

Je n’ai jamais passé plusieurs journées complètes dans un monastère. J’espère le faire dans un monastère masculin. Ici Leonard Cohen explique une de ses journées dans un monastère.